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Hormones du sommeil

Malheureusement, les femmes sont beaucoup plus susceptibles d’avoir des problèmes de sommeil. Selon les scientifiques, les troubles du sommeil des femmes sont liés aux hormones féminines. Au cours de la période de la vie reproductive femmes subissent des fluctuations hormonales mensuelles et en plus, les femmes ont des périodes de «tempêtes» hormonales pendant la puberté, la grossesse et la ménopause. Lorsque les niveaux d’hormones grimpent ou retombent les femmes sont plus vulnérables aux problèmes de sommeil et pourraient avoir des troubles des hormones du sommeil.

Le modèle consistant pour le corps humain à se réveiller pendant la journée et dormir la nuit dans l’obscurité est une partie naturelle de la survie. Selon les scientifiques, l’exposition à la lumière stimule une voie nerveuse de la rétine de l’œil vers le centre spécifique du cerveau (dans l’hypothalamus) appelé « SCN (noyau suprachiasmatique) » qui déclenche des signaux appropriés vers d’autres parties du cerveau qui contrôlent les hormones, la température du corps et les cycles du sommeil. Pendant le jour le SCN augmente la température du corps et stimule l’hormone cortisol. Pendant l’obscurité le SCN stimule la libération de l’hormone mélatonine qui est associée à l’apparition du sommeil.

Hormones du sommeil : mélatonine

La mélatonine est produite par la glande pinéale (dans le cerveau). Au début de l’obscurité la glande pinéale est “allumée” par le SCN et commence la production de mélatonine. A partir de 9 heures du soir les niveaux de mélatonine augmentent fortement et le corps tombe lentement dans la somnolence. Ces niveaux élevés de mélatonine restent environ pendant 12 heures (principalement au cours de la nuit) et commencent à redescendre avec la première lumière du jour (lever de soleil). Les niveaux diurnes de mélatonine sont à peine détectables. Parfois, la mélatonine est appelée « Dracula des hormones», car elle n’apparaît que dans l’obscurité. En fait, la mélatonine est responsable des cycles du sommeil humain.

La mélatonine joue un rôle clé dans les fonctions l’horloge interne de l’organisme. Mais si la glande pinéale est « allumée » par l’horloge interne, elle ne produira pas de mélatonine jusqu’à ce que la personne soit dans un environnement tout-à-fait obscur. Dans le même temps, la glande pinéale est très sensible aux lumières artificielles et peut empêcher la libération de la mélatonine dans les cas suivants :

  • Si la chambre est éclairée par la lumière artificielle ou des lampes ;
  • Si la lumière bleue est émise par l’écran de télévision ou un ordinateur ou un GSM ou une tablette ;
  • Si la personne a une sensibilité accrue même) une lumière faible (lorsque les récepteurs sensibles à la lumière du cerveau ont une réaction exagérée) : les récepteurs sensibles à la lumière jouent un rôle vital dans la régulation de la mélatonine.

Hormones du sommeil

Il convient de mentionner que la glande pinéale n’est pas sensible à la lumière rouge : la lumière rouge ne risque pas de supprimer la mélatonine ni de modifier les rythmes circadiens.

Selon les scientifiques, un horaire de couchage fixe (aller au lit à peu près au même moment et se réveiller en conséquence) est le mieux pour un fonctionnement sain des hormones du sommeil.

La mélatonine joue un rôle particulier dans la réglementation du cycle menstruel : elle est responsable de la régulation des hormones qui influent sur l’apparition, la fréquence et la durée des cycles menstruels.

Qualité du sommeil, hormones du sommeil et interaction avec d’autres hormones

Le corps humain produit de nombreuses hormones qui contrôlent plusieurs processus vitaux, y compris la croissance, le métabolisme, l’immunité, le développement, la reproduction, les réactions de stress et l’équilibre énergétique. Les hormones sont liées aux cycles du sommeil d’un certain nombre de façons.

Pendant le sommeil, la plupart des hormones sont réapprovisionnées ce qui est important pour l’énergie optimale du corps, l’immunité, la mémoire, l’appétit et les activités quotidiennes. Dans le même temps, toutes nos activités (travail, sport, étude, danse, combats, enseignement, voyages, etc.) affectent également les niveaux d’hormones et ont une influence sur la qualité du sommeil.

Il a déjà été mentionné que la production de mélatonine commence vers 21 heures (avant d’aller au lit) et s’arrête le matin (à heure de réveil). Le cortisol, une autre hormone, (appelée «hormone du stress») fonctionne sur un cycle inverse : elle baisse au cours du temps de relaxation du soir (avant d’aller au lit) et augmente le matin (à heure de réveil). Lors de situations stressantes (surtout pendant le stress chronique) l’augmentation des niveaux de cortisol pourrait changer tous les rythmes de production de mélatonine ce qui pourrait causer des troubles du sommeil.

Les hormones sexuelles ne sont pas considérées comme des hormones du sommeil, mais elles pourraient avoir une influence sur nos cycles et la qualité de notre sommeil. Il est bien connu que les changements hormonaux pendant la grossesse pourraient causer des problèmes de sommeil : l’augmentation du taux de progestérone pourrait causer une somnolence diurne et des niveaux élevés d’œstrogènes pourraient provoquer congestion nasale et ronflements.

La réduction des niveaux de mélatonine chez les femmes souffrant de symptômes prémenstruels pourraient causer un sommeil interrompu, des troubles du sommeil ou de la somnolence diurne.

Durant la ménopause la diminution des niveaux d’hormones sexuelles pourraient contribuer à des troubles du sommeil.

L’adrénaline, une autre hormone, (produite par les glandes surrénales) nous fait sentir plus alerte et prête pour l’action. Des niveaux accrus d’adrénaline créeraient des obstacles à la production de mélatonine et peuvent causer des problèmes de sommeil.

Pendant un bon sommeil plusieurs hormones sont libérées dans la circulation sanguine, y compris l’hormone de croissance, ce qui est essentiel pour la croissance et la réparation des tissus ainsi que les hormones ghréline et leptine, qui sont responsables de l’appétit. Si vos cycles de sommeil sont perturbés et que vous n’avez pas assez de sommeil, les niveaux d’hormones mentionnées peuvent être modifiés et les fonctions correspondantes pourraient être compromises.

Un sommeil court ou interrompu pourrait avoir une influence négative sur les niveaux de prolactine, ce qui pourrait provoquer un affaiblissement du système immunitaire, de la difficulté à se concentrer et des fringales de glucides pendant la journée.

Le sommeil contrôle également les taux d’insuline, une hormone produite par le pancréas, qui a un certain nombre de fonctions importantes dans le corps humain, notamment dans le contrôle des niveaux de glucose dans le sang et la prévention de l’hyperglycémie.

Certains changements dans la production d’hormones pendant le sommeil pourraient causer des problèmes désagréables. Par exemple, une augmentation des taux d’aldostérone et de l’hormone antidiurétique nous empêchent d’avoir besoin d’aller aux toilettes. Une mauvaise qualité du sommeil ou un sommeil trop court pourrait diminuer les niveaux d’hormones mentionnées et provoquer une énurésie.


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