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Hormones féminines

Une des visions stéréotypées sur les femmes nous dépeint toutes comme des créatures à la merci de nos hormones féminines . Foutaises, que je dis ! Nos hormones ont sans aucun doute une énorme influence sur nos vies, mais il n’y a pas de raisons pour que devions en devenir esclaves. Au plus nous comprenons comment les hormones peuvent affecter le corps féminin, son esprit et ses émotions, au mieux nous serons capables d’en minimiser les effets négatifs et d’en renforcer les effets positifs.

Hormones féminines – enfance

Hormones féminines – enfance

Bien que nous ayons tendance à penser que les hormones se manifestent à la puberté, elles affectent notre corps dès la plus tendre enfance. Les bébés nouveau-nés, filles aussi bien que garçons, ont des seins légèrement enflés, parfois même avec de petits écoulements de lait à cause de l’hormone femelle, l’œstrogène, qui se transmet de la mère à l’enfant à travers le placenta et stimule le développement des seins du bébé. Cela disparaît généralement après quelques semaines mais chez les bébés filles cette poussée des seins peut réapparaître dans les deux premières années cette fois du fait des hormones du bébé lui-même. Ce gonflement des seins peut aller et venir plusieurs fois au cours des mois ou des années pour finalement disparaître pendant l’enfance.

Hormones féminines –puberté

Hormones féminines -puberté

A la puberté, les hormones vont commencer à produire des changements majeurs et durables du corps de la fille. Ses seins vont grandir et prendre la forme des seins d’une femme adulte. Elle va se voir pousser des poils axillaires et pubiens et une importante poussée de croissance va se produire. Finalement ses règles vont commencer vers le moment où sa croissance va ralentir. Du début à la fin, la puberté prend généralement 4 ans. Il n’est pas surprenant que certaines filles éprouvent des difficultés à s’adapter aux changements de leur corps, à leur nouvelle sexualité, à leur fertilité et à une certaine turbulence émotionnelle lorsqu’elles passent de l’enfance à l’adolescence.

Tous les mécanismes nécessaires pour traverser la puberté sont présents dès la naissance mais le corps les tient éteints pendant de longues années. A un certain moment, le mécanisme qui empêche le démarrage de la puberté se met en marche et les hormones qui jusque là étaient tenues en échec peuvent commencer à exercer leur influence sur le corps. Une partie du cerveau appelée hypothalamus commence à libérer des giclées d’hormones à peu près toutes les 90 minutes ce qui stimule la glande pituitaire (aussi dans le cerveau) à produire l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculo-stimulante (FSH) qui, à leur tour, déclenchent la production d’autres hormones par les ovaires.

Hormones féminines – période de reproduction

Hormones féminines – période de reproduction

Les hormones les plus importantes produites par les ovaires sont connues comme les hormones sexuelles féminines (stéroïdes sexuelles) et les deux principales sont l’œstrogène et la progestérone. Les ovaires produisent aussi quelque peu d’hormone masculine, la testostérone. Pendant la puberté, l’œstrogène stimule le développement des seins et provoque la maturation du vagin, de l’utérus (la matrice) et des tubes de Fallope (qui conduisent les ovules vers la matrice). L’œstrogène joue aussi un rôle dans la poussée de croissance et modifie la distribution de la graisse dans le corps des filles, de sorte que, typiquement, davantage s’en dépose du côté des hanches, de fesses et des cuisses. La testostérone contribue à la croissance des muscles et des os.

A partir de la puberté, LH, FSH, œstrogène et progestérone jouent un rôle vital de régulation du cycle menstruel de la femme et qui entraîne les règles. Chaque hormone individuelle à son propre schéma de fonctionnement, montant et diminuant à différents points du cycle mais, ensemble, elles produisent une chaîne d’événements tout-à-fait prévisibles. Un ovule (parmi plusieurs centaines de milliers dans chaque ovaire) devient “mûr” et est libéré par l’ovaire pour commencer sa migration par les tubes de Fallope vers la matrice. Si l’ovule n’est pas fécondé, les niveaux d’œstrogène et de progestérone produits par les ovaires commencent à retomber. Sans l’action de ces hormones, la paroi interne de la matrice qui est pleine de sang se détache et est évacuée, ce qui produit les règles.

Hormones féminines – grossesse

Hormones féminines – grossesse

Si l’ovule libéré par l’ovaire est fécondé et qu’une grossesse s’ensuit, les hormones de la femme changent de façon spectaculaire. La chute ordinaire de l’œstrogène et de la progestérone à la fin du cycle menstruel ne se produit pas et il n’y a pas de règles. Une nouvelle hormone, la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) produite par le placenta en cours de développement stimule les ovaires à produire encore plus d’œstrogène et de progestérone qui sont nécessaires pour entretenir la grossesse. La plupart des tests de grossesse sont conçus pour détecter l’hCG dans l’urine, et beaucoup de ces tests sont capables d’en déceler même de minuscules quantités un jour ou deux après la disparition des règles.

Vers le quatrième mois, c’est le placenta prend le pas sur les ovaires pour devenir le principal producteur de l’œstrogène et de la progestérone. Ces hormones font s’épaissir la paroi interne de la matrice, augmentent le volume de sang en circulation (principalement pour alimenter la matrice et les seins) et détendent les muscles de la matrice pour faire de la place au bébé qui grandit. Lorsque la naissance approche, d’autres hormones entrent en jeu qui font se contracter la matrice pendant et après le travail et stimulent la production de lait par les seins.

Hormones féminines – après l’accouchement

Hormones féminines – après l’accouchement

Après la naissance de l’enfant, qu’est-ce qui se passe alors ? Les niveaux niveaux d’œstrogène, de progestérone et des autres hormones chutent très rapidement, ce qui induit un certain nombre de changements physiques. La matrice se rétrécit jusqu’à sa taille d’avant la grossesse, les muscles pelviens reprennent du tonus et le volume de sang en circulation revient à la normale. Ces changements brusques des niveaux d’hormones pourraient aussi jouer un rôle dans la dépression post partum. Il se peut que certaines femmes soient plus facilement affectées que d’autres par ces fluctuations hormonales.

A propos des fluctuations hormonales, bien qu’elles aient fait l’objet d’études pendant de nombreuses années, nous ne savons toujours pas si elles sont responsables d’une large gamme de symptômes physiques et psychologiques que nous appelons syndrome prémenstruel (SPM). Personne ne met en doute le fait que certaines femmes ressentent une sensibilité des seins, des ballonnements, de l’irritabilité de la dépression et autres symptômes à l’approche de leurs règles mais que ces effets soient dus à des fluctuations hormonales, à des modifications chimiques dans le cerveau, à des problèmes d’origine sociale ou émotionnelle ou à une combinaison de ces facteurs est un sujet de controverse.

Hormones féminines – the menopause

Hormones féminines – the menopause

La modification hormonale suivante, importante pour les femmes, se produit lors des dernières règles : la ménopause. Au cours des 3 à 5 ans qui mènent vers la ménopause de la femme, le fonctionnement de ses ovaires commence à se détériorer. Cela fait que ses cycles menstruels raccourcissent ou rallongent ou parfois deviennent erratiques. Les règles peuvent devenir plus abondantes ou au contraire moins abondantes. Puis les ovaires finissent par produire si peu d’œstrogène que la paroi de la matrice ne s’épaissit plus et donc qu’il n’y a en même temps plus de règles.

Au cours de la plus grande partie de la vie d’une femme, l’œstrogène contribue à protéger le cœur et les os et aussi à maintenir en bonne santé les seins, la matrice, le vagin et la vessie. La perte marquée d’œstrogène vers la ménopause et par la suite peut par conséquent avoir des effets négatifs sur sa santé et cela peut aussi bien causer des symptômes inconfortables tels que bouffées de chaleur et suées nocturne et le manque d’œstrogène peut accroître le risque de maladie de cœur et de problème osseux comme l’ostéoporose. Il y a encore d’autres problèmes tels que sécheresse vaginale, inconfort pendant les rapports sexuels, infections urinaires récurrentes et incontinence. La ménopause peut aussi contribuer à la dépression, l’irritabilité et le manque de concentration que certaines femmes ménopausées éprouvent. Mais la ménopause ne doit pas être une période désastreuse pour les femmes : si la diminution des hormones provoque des symptômes déplaisants, des traitements tels que l’hormonothérapie de remplacement (HTR) sont souvent efficaces. L’HTR et d’autres types de médications peuvent aussi être utilisés pour prévenir certains problèmes de santé notamment si la femme a un risque futur accru d’ostéoporose ou de maladie cardiaque.

Donc, du berceau à la tombe, les hormones jouent un rôle important dans la vie de chaque femme. Elles sculptent notre corps (littéralement) et elles déterminent les événements les plus importants que nous pouvons vivre depuis la grossesse et l’accouchement jusqu’à la ménopause. Vous pourrez parfois maudire vos hormones mais consolez) vous à l’idée que la vie sans elles serait beaucoup moins intéressante !
(D’après Gillian Rice, médecin généraliste – //www.netdoctor.co.uk/womenshealth/features/hormone.htm)


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