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Oligoménorrhée

Oligoménorrhée, c’est lors que les règles surviennent à intervalles de plus de 35 jours.

On sait bien que les règles se produisent approximativement tous les 28 jours (± 4 jours). Bien que certaines variations soient normales, des règles apparaissant à des intervalles de plus de 35 jours peuvent indiquer une aménorrhée, c’est-à-dire un saignement menstruel anormalement peu fréquent caractérisé par 3 à 6 cycles menstruels par an.

Dans la plupart des cas, l’aménorrhée s’installe dès la puberté mais elle peut apparaître soudainement ou elle peut résulter d’une période au cours de laquelle les cycles deviennent de lus en plus longs. Parfois, l’aménorrhée peut se développer en aménorrhée secondaire.

Très souvent pendant la puberté (début des cycles menstruels) et après 50 ans (fin des cycles menstruels), les femmes peuvent avoir des règles irrégulières (oligoménorrhée). C’est normal et cela résulte d’une coordination déséquilibrée ou imparfaite entre l’hypothalamus, la glande pituitaire et les ovaires, tous responsables de la production d’hormones. Très rarement, sans raison apparente, certaines femmes ont une ovulation régulière mais peu fréquente comme une fois tous les deux mois par exemple. Pour ce dernier groupe de femmes, l’oligoménorrhée peut être considérée comme temporaire et/ou normale.

Comme l’oligoménorrhée est souvent associée à l’anovulation, elle est courante dans les cas d’infertilité, après une ménarche précoce et aux environs de la ménopause.

Oligoménorrhée : Symptômes

Oligoménorrhée

  • Règles survenant à intervalles de plus de 35 jours ;
  • Flux menstruel anormalement faible ;
  • Règles irrégulières imprévisibles : de 4 à 9 fois sur toute une année ;
  • Difficulté à concevoir : infertilité

Les jeunes femmes dont l’oligoménorrhée est associée au syndrome de la triade peuvent avoir d’autres symptômes comme des fractures fréquentes non accidentelles, particulièrement des os de la hanche, de la colonne vertébrale ou de la partie inférieure des jambes ainsi que des habitudes alimentaires anormales ou extrêmement restrictives, un rythme cardiaque anormal ou une faible tension artérielle.

Oligoménorrhée : Causes

L’oligoménorrhée peut être un symptôme de plusieurs problèmes médicaux et ses principales causes sont notamment les suivantes :

Syndrome Ovarien Polykystique
Il y a des chances que les femmes atteintes du syndrome ovarien polykystique (SOPK) souffrent aussi d’oligoménorrhée. Le SOPK consiste en ce que les ovaires sont pleins de petits kystes. On pense que l’oligoménorrhée dans le SOPK est causée par des niveaux inadéquats d’hormones masculines et féminines. Des hormones masculines sont produites en petites quantités chez toutes les femmes mais chez celles qui sont affectées par le SOPK, ces niveaux d’hormones androgènes sont légèrement plus élevés que chez les autres femmes. Les femmes atteintes de SOPK ont des irrégularités menstruelles qui vont de l’oligoménorrhée à l’aménorrhée en passant par des règles très abondantes et très irrégulières. Le SOPK affecte environ 6% des femmes non ménopausées et il est lié à un excès de production d’androgènes.

Puberté
L’oligoménorrhée qui survient chez les adolescentes est souvent due à l’immaturité ou à un manque de synchronisation de l’hypothalamus, de la glande pituitaire et des ovaires. Les adolescentes avoir une oligoménorrhée liée à une fonction hormonale immature. Cependant une oligoménorrhée prolongée ou la disparition permanente des règles peuvent signaler une hyperplasie surrénale congénitale ou le syndrome de Turner.

La triade des athlètes féminines.
Le syndrome des “3A” présente à la fois des désordres de l’alimentation (ou un manque de calories disponibles), une aménorrhée/oligoménorrhée et une perte de densité osseuse (ostéoporose ou ostéopénie). Connu sous le simple terme de “triade”, ce problème s’observe chez des filles ou femmes qui participent à des sports qui encouragent la minceur et un faible poids. La triade est une maladie sérieuse avec des conséquences à long terme sur la santé et qui peut même être fatale.

Hyperplasie surrénale
Des niveaux accrus d’androgènes sont typiques de l’hyperplasie surrénale et l’oligoménorrhée peut s’accompagner de signes d’un excès d’androgènes tels qu’un grand clitoris et une distribution masculine des poils, de la graisse et des masses musculaires.

Désordre alimentaires tels que la boulimie et l’anorexie nerveuses
L’oligoménorrhée peut s’observer chez des femmes dont le poids est notablement différent du poids idéal (plus de 20%). L’anorexie nerveuse peut causer une oligoménorrhée sporadique ou même l’aménorrhée. Typiquement, la patiente se présente avec une atrophie des muscles et une perte de masse graisseuse spectaculaires, des cheveux secs ou rares, un duvet sur la face et le corps et une peau tachetée, jaunâtre. Constipation, perte d’appétit sexuel et troubles du sommeil sont aussi courants dans cet état. Chez les athlètes, les mannequins, les actrices, les danseuses et les femmes qui font de l’anorexie nerveuse, l’oligoménorrhée survient parce que la quantité de graisse corporelle tombe trop bas par rapport au poids du corps. Le stress émotionnel lié à l’angoisse de la performance peut aussi être un facteur de l’oligoménorrhée chez ces femmes.

Diabète
L’oligoménorrhée peut être un signe précurseur du diabète. Les femmes atteintes de diabète insulino-dépendant souffrent toujours de troubles menstruels. Les symptômes associés sont : faim excessive, polydipsie (soif excessive), polyurie (urine abondante), faiblesse, fatigue, sécheresse des muqueuses, faible turgor de la peau (retour à la normale après une pression), irritabilité, instabilité émotionnelle et perte de poids.

Hypothyroïdisme
Il est bien connu que des dysfonctionnements de la thyroïde causent des troubles menstruels. A part l’oligoménorrhée, l’hypothyroïdisme peut s’accompagner de fatigue, distractions, intolérance au froid, gain de poids inexpliqué, constipation, bradycardie, diminution de l’agilité mentale, peau sèche et squameuse, face, mains et pieds bouffis, voix enrouée, œdème autour des yeux, affaissement des paupières, cheveux secs et rares et ongles épais et cassants.

Thyrotoxicose
L’hyperthyroïdisme est le terme désignant l’activité excessive de la glande thyroïde qui produit trop d’hormones, ce qui provoque toujours des troubles du cycle menstruel. La thyrotoxicose peut entraîner une oligoménorrhée avec une fertilité diminuée. Les symptômes cardinaux sont : irritabilité, perte de poids malgré une augmentation de l’appétit, dyspnée (essoufflement), tachycardie, palpitations, diarrhée, tremblements, diaphorèse (transpiration abondante), intolérance à la chaleur, gonflement de la thyroïde et éventuellement exophtalmie.

Hyperprolactinémie – Tumeur pituitaire
L’oligoménorrhée et/ou l’aménorrhée pourrait être un signe précurseur d’hyperprolactinémie (tumeur pituitaire sécrétant de la prolactine). Les symptômes associés sont : galactorrhée, infertilité, perte de libido et poils pubiens rares. Migraine et troubles visuels (diminution de la vision périphérique, vue floue, diplopie, hémianopie) pourraient être signes d’une expansion de la tumeur.

Stress
Le cycle menstruel peut être aussi perturbé par le stress émotionnel ou physique. Dans les deux cas, on note un dysfonctionnement hormonal. Des modifications dans les hormones féminines peuvent explique l’oligoménorrhée.

Médicaments
Les médicaments qui augmentent les niveaux d’androgènes peuvent causer l’oligoménorrhée, notamment les corticostéroïdes, la corticotropine, les stéroïdes anabolisants, la danocrine et les contraceptifs hormonaux injectables ou implantables. Cette oligoménorrhée peut être temporaire et le cycle menstruel normal peut se rétablir après l’arrêt de la prise de ces substances. D’autres médicaments peuvent causer l’oligoménorrhée, notamment les dérivés de la phénothiazine, les amphétamines et les médicaments contre l’hypertension qui augmentent les niveaux de prolactine.

Périménopause
Les niveaux d’hormones féminines changent généralement tout au long de la vie reproductive. Pendant la ménopause, les hormones féminines diminuent naturellement, ce qui entraîne l’oligoménorrhée et puis l’aménorrhée lesquelles annoncent généralement l’arrivée imminente de la ménopause.

Maladie chronique
La principale raison pour laquelle l’oligoménorrhée survient dans les maladies chroniques, c’est une perturbation des interactions entre l’hypothalamus, la glande pituitaire et les ovaires.

Oligoménorrhée : Complications

Les femmes souffrant d’oligoménorrhée peuvent être affectées par les complications suivantes :

  • Infertilité,
  • Ostéoporose,
  • Maladies cardiovasculaires,
  • Cancer de l’utérus.

Oligoménorrhée : Traitement

Comme l’oligoménorrhée peut être symptôme de beaucoup de problèmes différents, son traitement doit se faire en fonction de sa cause principale.

Puberté et pré-ménopause. Les femmes ménopausées et les adolescentes n’ont généralement pas besoin de traitement.

Activités physiques accrues. On recommande aux athlètes souffrant d’oligoménorrhée (du fait d’un entraînement intensif et des stéroïdes) d’avoir une alimentation équilibrée riche en nutriments.

Pilules contraceptives. Les pilules sont bien connues comme une méthode de régulation des troubles menstruels. Elles sont aussi prescrites pour corriger les déséquilibres hormonaux qui accompagnent l’oligoménorrhée.

SOPK. En cas de SOPK, les traitements consistent principalement en prises ou injections de substances hormonales susceptibles de réguler le cycle menstruel et de stimuler une ovulation normale.

Troubles de l’alimentation. L’oligoménorrhée consécutive à un trouble de l’alimentation est généralement traitée par psychothérapie associée à un traitement médical. Si une femme est en surpoids, on lui conseille de réduire son poids jusqu’à atteindre un IMC normal.

Hyperprolactinémie et tumeurs. Si la cause de l’oligoménorrhée est une tumeur, elle peut être traitée par de la bromocroptine ou la tumeur peut être enlevée chirurgicalement.

OLIGOMÉNORRHÉE : Groupes à risque

  • Femmes sujettes à la triade ;
  • Ballerines professionnelles, sportives, gymnastes, patineuses ;
  • Mannequins et adolescentes obsédée par leur poids;
  • Femmes souffrant de dysfonctionnements hormonaux ;
  • Professions stressantes ou vie stressante ;
  • Femmes atteintes de maladie chronique ;
  • Femmes dépendantes de drogues.

OLIGOMÉNORRHÉE : Prévention

L’oligoménorrhée peut être évitée seulement chez les femmes dont le rapport graisses/poids du corps les empêche de conserver un cycle menstruel régulier. Une alimentation adéquate et un programme d’entraînements physiques moins rigoureux chez les athlètes féminines doivent normalement prévenir l’oligoménorrhée. Quand l’oligoménorrhée est causée par des facteurs hormonaux, par contre, elle ne peut pas être évitée mais elle est généralement guérissable.


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