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Tumeurs trophodlastiques

La tumeur trophoblastique gestationnelle est une forme rare de cancer du système reproducteur de la femme. C’est une maladie dans laquelle des cellules cancéreuses se développent dans les tissus qui se forment après la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde. La tumeur commence à se former dans l’utérus. Un cancer commence quand des cellules normales se transforment et croissent de façon non contrôlée en formant une masse appelée tumeur. Une tumeur peut être bénigne (non cancéreuse) ou maligne (cancéreuse ce qui signifie qu’elle peut se propager à d’autres parties du corps). Les tumeurs trophoblastiques n’apparaissent que chez les femmes en âge de procréer. Elles résultent d’une combinaison anormale entre le spermatozoïde et l’ovule. Parfois la tumeur trophoblastique peut se développer à partir d’un placenta normal. Le placenta est l’organe qui se frome pendant la grossesse et qui relie le fœtus (le bébé à naître) à l’utérus (aussi appelé matrice).

Types de tumeurs trophoblastiques

Mole hydatidiforme. La mole hydatidiforme est la forme la plus courante de tumeur trophoblastique gestationnelle : à peu près 80% de tous les types de tumeurs trophoblastiques. Il y a deux types de grossesse molaire : la complète et la partielle.

La grossesse molaire complète commence généralement quand un spermatozoïde féconde un ovule anormal. Au lieu de former un embryon, cela forme une masse de cellules ressemblant à une grappe de raisins. Il n’y a aucun signe de développement fœtal normal.

La grossesse molaire partielle commence par la fécondation d’un ovule par deux spermatozoïdes. Elle a certains aspects de la grossesse molaire complète mis présente aussi un développement fœtal. Le fœtus possède des chromosomes anormaux et n’a aucune chance de survivre.

Il y a un type de grossesse molaire très particulier à savoir la grossesse molaire invasive qui la plupart du temps commence par une grossesse molaire complète. Plus rarement, une grossesse molaire invasive peut aussi commencer par une grossesse molaire partielle. La plupart des moles hydatidiformes ne se répandent pas hors de l’utérus. On a constaté que 15% environ des moles hydatidiformes peuvent se répandre hors de l’utérus.

Choriocarcinome. Le choriocarcinome est une forme maligne de tumeur trophoblastique gestationnelle. Ce type de tumeur peut se former à partir d’une mole hydatidiforme ou à partir du placenta, que ce soit après accouchement, avortement ou fausse couche. Le plus souvent, le choriocarcinome apparaît après une grossesse normale ou un avortement. Le choriocarcinome a de grandes chances de se propager hors de l’utérus même à des organes éloignés. Sa fréquence est d’environ 5%.

Maladie trophoblastique du site placentaire. Ce type rare de tumeur trophoblastique peut commencer dans le placenta.

Symptômes de tumeur trophoblastique

TUMEURS TROPHOBLASTIQUES ?

Au tout début, les tumeurs trophoblastiques peuvent être asymptomatiques ce qui augmente le risque de diagnostic tardif. La plupart des symptômes typiques sont notamment :

  • Saignements vaginaux sans rapport avec les règles;
  • Absence de mouvements du fœtus ;
  • Niveau accru de gonadotrophine chorionique humaine (parfois plus élevé que lors d’une grossesse se déroulant normalement);
  • Utérus grossi ;
  • Douleur .

Causes de tumeurs trophoblastiques

Les catégories de problèmes médicaux qui peuvent être causes de tumeurs trophoblastiques sont notamment :

  • Problèmes liés à la grossesse,
  • Problèmes liés à l’état de santé de la femme,
  • Problèmes exclusivement féminins,
  • Cancer,
  • Tumeur des tissus mous .

Comment une tumeur trophoblastique peut être découverte

La tumeur trophoblastique gestationnelle n’est pas toujours facile à déceler. A ses débuts, elle peut ressembler à une grossesse normale. Vous devriez consulter votre médecin si, au début de votre grossesse, vous avez des saignements vaginaux (pas des règles) et si en fin de grossesse, le bébé n’a pas bougé dans les temps où il aurait dû.

En cas de symptômes de grossesse inhabituels, le médecin peut recourir à plusieurs tests pour voir si la patiente n’a pas une tumeur trophoblastique. Un examen gynécologique est généralement le premier de ces tests. Le médecin va rechercher au toucher des grosseurs ou toute forme ou dimension étrange de l’utérus. Le test suivant sera une échographie qui permet d’identifier aisément une tumeur trophoblastique. Un test sanguin sera aussi effectué pour mesurer le niveau de l’hormone gonadotrophine chorionique humaine (hCG) qui doit être présente dans une grossesse normale. En cas de tumeur trophoblastique, la concentration de hCG est généralement plus élevée. Si une femme n’est pas enceinte et qu’elle a de l’hCG dans le sang, cela peut être un signe de tumeur trophoblastique gestationnelle.

Les chances de rétablissement (pronostic) et le choix du traitement dépendent du type de tumeur trophoblastique gestationnelle, selon qu’elle s’est propagée à d’autres parties du corps et selon l’état général de santé de la patiente.


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