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Aménorrhée et obésité

Aménorrhée associée à l’obésité pourrait être un problème très compliqué pour beaucoup de femmes. Avant de commencer la discussion à propos de l’aménorrhée et de l’obésité, nous allons essayer de comprendre ce qu’est l’aménorrhée et ce qu’est l’obésité.

Obésité : Définition

La définition générale de l’obésité est une proportion excessive de graisse corporelle totale. Une femme est considérée comme obèse lorsque son poids est de 20% ou plus au-dessus de la normale. L’indice de masse corporelle (IMC) est généralement utilisé pour objectivé la mesure de l’obésité. Les femmes peuvent être considérées en surpoids lorsque leur IMC se situe entre 25 et 29.9 et elles peuvent être considérées comme obèses si leur IMC est supérieur à 30.

Obésité et aménorrhée

De nos jours, chaque femme sait que le surpoids et l’obésité ne sont pas bons pour la santé et que cela constitue un facteur de risque notamment de disfonctionnements menstruels tels que l’aménorrhée et l’oligoménorrhée. Il est aussi bien connu que le taux d’infertilité augmente chez les femmes obèses à cause de l’anovulation, de l’irrégularité des règles et de l’aménorrhée. Le nombre de cas d’aménorrhée est proportionnellement plus élevé chez les femmes obèses.

Les scientifiques ont trouvé que le risque de règles irrégulières et/ou d’aménorrhée dépend du degré d’obésité : la fréquence des cas d’irrégularité des règles et d’aménorrhée double avec chaque augmentation du degré d’obésité. On a aussi constaté que l’aménorrhée est fortement associée au diabète de type 2 et autres anomalies du taux de sucre sanguin. En même temps la sévérité des disfonctionnements menstruels (principalement disfonctionnements hormonaux et perturbation de l’ovulation) dépend de la gravité de l’obésité.

Obésité – Disfonctionnements menstruels – Hormones – Aménorrhée

Obésité et aménorrhée

  Les effets de l’obésité sont généralement dus essentiellement à des changements hormonaux (changements dans les hormones sexuelles).

  La cause principale de l’aménorrhée chez les obèses est les disfonctionnements menstruels dus à l’excès de cellules adipeuses lesquelles interfèrent avec le processus d’ovulation.

  L’ hyperandrogénémie (excès d’androgènes dans l’organisme de la femme) pourrait participer au mécanisme qui conduit à l’aménorrhée chez les femmes obèses.

  La résistance à l’insuline est une conséquence bien connue de l’obésité. La résistance à l’insuline cause une augmentation du taux d’insuline dans le sang et une augmentation de la concentration d’insuline accroît la production d’androgènes (hormones masculines) dans l’organisme de la femme.

  En cas d’obésité, les cellules adipeuses pourraient être responsables d’une concentration réduite et/ou d’une activité réduite de la globuline qui se fixe sur les hormones sexuelles : une autre cause de la concentration d’androgènes libres dans l’organisme de la femme.

  On pense que la relation entre l’insuline et les androgènes dans le corps des femmes pourrait déclencher le syndrome ovarien polykystique (SOPK) que l’on sait être un disfonctionnement ovarien hyperandrogénique. Le syndrome ovarien polykystique est une cause fréquente de disfonctionnements menstruels, notamment l’oligoménorrhée (règles rares) et l’aménorrhée (absence de règles).

  L’anovulation et l’aménorrhée en cas d’obésité résulte de l’excès d’androgènes et du manque d’œstrogènes ce qui cause un déficit de progestérone.

  En cas d’aménorrhée associée à l’obésité, l’amplitude et le rythme du pic typique de LH sont aussi diminués.

  En cas d’obésité, on constate un disfonctionnement des hormones sexuelles. Il en résulte différents types de disfonctionnements menstruels dus à une prolongation de la phase folliculaire du cycle menstruel, à l’anovulation (absence d’ovulation) et au raccourcissement (presque la disparition) de la phase lutéale du cycle.

  Les modifications métaboliques en cas d’obésité associée à l’aménorrhée sont notamment la réduction de la globuline qui s’attache aux hormones sexuelles, de la FSH, de la prolactine et du cortisol. L’œstrone est significativement augmentée par sa production périphérique dans les adipocytes.

  Les tissus adipeux sont très actifs sur le plan métabolique en cas d’obésité associée à l’aménorrhée et ils peuvent produire environ 30% de la testostérone (hormone masculine).

Obésité et aménorrhée : Solutions

En cas d’obésité associée à l’aménorrhée et à l’infertilité qui s’ensuit, les professionnels de santé commencent généralement le traitement par la perte de poids et le contrôle du poids. Il a été bien observé que des milliers de femmes obèses ont pu retrouver un cycle menstruel normal juste grâce à une perte de poids et une gestion raisonnable de leur poids. Une réduction modeste du poids de 10% à 15% augmente déjà le taux d’ovulation. La chirurgie bariatrique obtient aussi des succès dans l’amélioration de l’ovulation chez les femmes atteintes d’aménorrhée associée à l’obésité.

L’étape suivante dans le traitement de l’aménorrhée associée à l’obésité consiste en une médication hormonale.


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