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Mythes sur l’obésité

De toutes les catégories pour décrire les gens dans notre société (petite/grande, calme/nerveuse, timide/extravertie, brune/blonde, amusante/sérieuse, etc.), il n’y en a qu’une qui cause un degré croissant de honte, de gêne, d’autodénigrement et même de dégoût : grosse/maigre. Les gens développent de nombreux mythes sur l’obésité

GROSSE : pour beaucoup, c’est un des mots les plus terribles du vocabulaire. Vous pouvez estimer qu’il y a des attributs bien plus graves mais dans notre société, être grosse, c’est être une ratée.
Être grosse c’est le contraire d’être en forme, pas vrai ? La graisse, c’est l’ingrédient de la recette pour courir à une mort rapide, oui ? Nous devrions tous essayer de perdre du poids aussi vite que possible, n’est-ce pas ?
Pas si vite…

Et si la plupart de ce qu’on entend raconter de nos jours sur le surpoids et l’obésité n’était pas exact ? Et si être en surpoids n’était pas nécessairement la pire des choses au monde et pour votre organisme ?

Avant de hocher la tête en roulant de grands yeux, examinez les 10 mythes les plus courants relatifs au surpoids et à l’obésité. D’abord, l’obésité EST certainement un problème de santé pour beaucoup de gens et il y a des risques médicaux bien prouvés associés à une obésité cliniquement significative. Cependant, la réalité de ces risques, aussi bien en importance qu’en fréquence, pourrait ne pas être exactement ce que vous pensiez ou ce que vous avez entendu.

Mythes sur l’obésité n°1 : Les personnes en surpoids sont toutes à haut risque de décès lié au poids.

Faux. Les études montrent bien que le risque relatif de décès parmi les personnes obèses avec un indice de masse corporelle en haut de l’échelle est significativement plus élevé que chez les personnes de poids normal. Cependant, il y a trois points importants à noter : 1) certaines études suggèrent que c’est seulement si on approche d’un IMC de 40 que le risque de décès dû à l’obésité augmente significativement, 2) la majorité des personnes en surpoids ont un IMC entre 25 et 30 et 3) certaines études montrent que le risque relatif de décès parmi les personnes avec un IMC de 25 à 30 est le même que celui des personnes de poids normal.
Encore une fois, avant de me disqualifier trop vite, comme je vous l’ai dit ci-dessus, il y a un nombre substantiel de preuves que les personnes cliniquement significativement obèses courent un risque accru de certaines maladies et de mort prématurée, cependant, le risque et la fréquence de maladie et de décès n’ont pas été communiqués correctement dans tous les cas :

Mythes sur l’obésité n°2 : L’obésité est sur le point de dépasser le tabagisme comme la première cause de décès évitables.

Pas vrai. L’idée de la mort qui rôde dans la population obèse a pour origine les articles qui suivirent l’annonce en 2004 par le Center for Disease Control aux USA d’une statistique suivant laquelle 400000 américains meurent à cause de leur obésité chaque année. Le problème c’est que les chiffres du CDC étaient faux. L’année suivante, le CDC réduisit son estimation à 26000 morts liées à l’obésité, soit 94% de moins ! Ce nombre a depuis lors encore été révisé bien que l’on ne sache pas comment les corrections ont été appliquées, ce qui ne change cependant rien aux faits…

Mythes sur l’obésité n°3 : L’indice de masse corporelle (IMC) est l’indicateur le plus précis du surpoids et de l’obésité.

Mythes sur l’obésité

Seulement si vous considérez qu’Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone et Jean-Claude Van Damme sont gros.
En 1998 le gouvernement fédéral américain a réajusté le critère basé sur l’IMC pour déterminer le surpoids en l’abaissant de 27 à 25 ce qui signifie que le jour où cela s’est décidé, 29 millions d’américains devinrent « gros » alors que la veille ils ne l’étaient pas ! Et comme le modèle bien en chair Crystal Renn (ci-dessous) le signale dans son livre (Hungry : A Young Model’s Story of Appetite, Ambition, and the Ultimate Embrace of Curves), sept des neuf membres du groupe de travail gouvernemental sur l’obésité étaient des directeurs de cliniques de l’obésité !

L’IMC n’est pas toujours le meilleur indicateur de surpoids car il ne prend pas en compte le rapport entre le poids des muscles de la personne et le poids de ses graisses.

Mythes sur l’obésité n°4 : Être grosse est plus mauvais pour votre santé qu’être maigre.

Voici le fait le plus choquant et qui malheureusement passe inaperçu : le risque de décès avec un IMC très bas est plus élevé qu’avec un IMC élevé ! Traduction : il y a plus de gens maigres que de gros qui meurent du fait de leur poids. Ouais, c’est vrai. Les statistiques de mortalité et les études scientifiques le prouvent. Mais on n’entend pas d’avertissements sur le fait d’être trop maigre, pas vrai ? Et on ne lit jamais de déclaration de non responsabilité sous les publicités de l’industrie de la mode du genre « Attention ! Être aussi maigre que ce modèle vaporeux peut être dangereux pour votre santé ! ».

Mythes sur l’obésité n°5 : Vous ne pouvez pas être en surpoids et en bonne santé.

Correction : La santé a plus à voir avec la forme qu’avec le poids.

Le Dr. Kelly Brownell, Directeur du Yale Center for Eating and Weight Disorders, déclare : « L’épidémiologiste Steven Blair et ses collègues du Cooper Institute ont réalisé un travail fondamental sur le rapport entre poids et bonne forme. Ils ont montré que les avantages d’être en bonne forme sont frappants et que les gens peuvent être en forme même en étant gros… et donc avoir un risque plus faible de maladie. La découverte remarquable c’est que les gros en bonne forme ont moins de risques que les maigres en mauvaise forme ».

Mythes sur l’obésité n°6 : Votre graisse corporelle est mauvaise pour vous.

En fait, sans graisse corporelle, vos organes ne fonctionneraient pas correctement, vos os se casseraient plus facilement, vos capacités cognitives seraient amoindries et vous courriez un risque de crise cardiaque. La graisse corporelle en soi n’est pas mauvaise. Ce qui fait la différence, c’est sa quantité, son type et sa localisation. En fait, comme le Dr. Glenn Gaesser l’affirme dans son livre « Big Fat Lies : The Truth About Your Weight and Your Health », la graisse stockée au niveau des hanches et des cuisses est associée à un risque moindre de maladie cardiaque et de diabète de type II chez les hommes aussi bien que chez les femmes. C’est la graisse viscérale abdominale qui augmente le taux d’acides gras dans le sang ce qui est un signal caractéristique d’une myriade de désordres métaboliques et de problèmes de santé.

Mythes sur l’obésité n°7 : L’obésité est causée par une alimentation incontrôlée et/ou par un trouble de l’alimentation.

Les études montrent que ce n’est pas le cas. Moins d’un tiers des obèses s’adonnent à la gloutonnerie. Et on sait que l’obésité est liée à beaucoup de facteurs. L’excès alimentaire n’est que l’un d’eux et même pas le plus important. En général, les gens ne mangent pas beaucoup plus que par le passé, en moyenne. C’est le manque d’exercice qui est vraisemblablement un plus grand coupable. Et ce serait faire preuve d’ignorance de ne pas reconnaître que la génétique, la fonction endocrine, le mode de vie, les médicaments et le métabolisme jouent tous un rôle dans la détermination du poids d’une personne.
Abandonnons donc les stéréotypes sur les gros qui ne sont pas capables de se contrôler. En fait, les études indiquent que l’obésité n’est pas toujours une question de volonté. Les études montrent que 95% des personnes qui font régime, obèses ou non, finissent par reprendre le poids qu’elles ont perdu. Un régime sévère temporaire n’est pas la réponse. C’est un mode de vie équilibré et sain qui fait la différence chez la majorité des personnes. La définition précise de ce qui est sain et la compréhension de ce qu’est un poids normal sont cependant une partie importante de l’équation.

Mythes sur l’obésité n°8 : Plus vous serez mince, plus vous serez attirante.

Non, vraiment ? Depuis quand des côtes saillantes, une figure émaciée et des cuisses comme des avant-bras sont plus attirantes que Crystal Renn sur la photo ci-dessus ?

Mythes sur l’obésité n°9 : Sauter un repas par jour peut vous permettre de perdre du poids et d’améliorer votre santé.

Non. En fait, prendre trois repas par jour peut vraiment combattre l’obésité ! Les études montrent que sauter des repas ralentit le métabolisme car l’organisme essaie de garder ses réserves d’énergie pour son fonctionnement journalier. Et sauter des repas augmente l’envie de s’empiffrer plus tard dans la journée. En plus, on sait qu’une perte de poids trop rapide n’est pas bonne pour la santé et un régime malsain augmente le risque de sombrer dans un vrai trouble alimentaire.

Mythes sur l’obésité n°10 : Les sociétés ont toujours valorisé la minceur et les normes de beauté ne changent jamais.

En fait, les normes de beauté varient de culture à culture et changent avec le temps. Linda Bacon, Ph.D., auteure de “Health at Every Size : The Surprising Truth About Your Weight”, note qu’historiquement, plus souvent qu’on ne croit, les corps bien en chair ont été considérés comme plus attrayants et désirables. La valorisation de la minceur dans notre culture est assez récente et cela peut changer avec le temps. Et il semble que l’on en voie peut-être certains signes bienvenus.

Rappelez-vous que c’est la forme et non le poids qui compte le plus.


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