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Traitement de l’infertilité

En général, la plupart des cas d’infertilité , qu’elle soit féminine, masculine ou combinée, peuvent être traités : près de 90% de tous les cas d’infertilité sont surmontés par traitement y compris chirurgical et par les techniques médicales modernes.

Les méthodes et approches pour traiter l’infertilité peuvent être très différentes selon les principaux facteurs de l’infertilité : résultats des tests multiples, âge de la femme et de l’homme, depuis combien de temps le couple essaie d’obtenir une grossesse, l’état de santé général des partenaires et leurs préférences. De nos jours les options de traitement de l’infertilité sont notamment :

  • Induction de l’ovulation : pour améliorer la production d’ovules sains;
  • Perçage ovarien : pour traiter les ovaires endommagés;
  • Insémination intra-utérine artificielle (IUI) : pour augmenter les chances de fécondation de l’ovule par les spermatozoïdes;
  • Chirurgie : pour réparer les organes reproducteurs endommagés (chez l’homme ou chez la femme);
  • La procréation médicalement assistée (PMA) : pour imiter in vitro (dans des éprouvettes) la fécondation naturelle;
  • Don d’ovule et/ou don de sperme et/ou substitution : utilisation d’ovules et/ou de spermatozoïdes de donneurs sains OU recours à une mère porteuse.

Traitement de l’infertilité : Induction de l’ovulation

Induction de l’ovulation

Dans le cas des femmes qui ont des problèmes d’ovulation, l’induction de l’ovulation peut se faire avec différentes substances par voie orale ou par injection. Les médicaments pour la fertilité sont utilisés pour stimuler les follicules dans les ovaires avec pour résultat la production de plusieurs ovules au cours d’un même cycle. Cette médication contrôle aussi le moment de l’ovulation de sorte que rapports sexuels, inséminations intra-utérines et fécondations in vitro peuvent être planifiés aux moments les plus propices pour obtenir une grossesse.

Avant de se lancer dans l’induction de l’ovulation, certains effets secondaires doivent être discutés notamment le risque de naissance multiple et la formation de kystes ovariens. Dans certains cas, le syndrome d’hyperstimulation ovarienne se manifeste par de fortes douleurs dans le pelvis, l’abdomen et le torse, des nausées, des vomissements, du ballonnement, du gain de poids et une difficulté respiratoire. Tous ces effets secondaires peuvent être gérés par le médecin.

Les médications courantes (pilules ou piqûres) utilisées pour traiter l’infertilité sont notamment :

Le citrate de clomiphène (Clomid, Sérophone)
Le Clomid peut provoquer ou stimuler l’ovulation chez les femmes qui n’ovulent pas régulièrement ou qui ne parvienne pas à ovuler du tout en agissant sur la glande pituitaire. Il est souvent utilisé chez les femmes qui ont un syndrome ovarien polykystique (SOPK) ou autres problèmes d’ovulation. Ce médicament se présente sous forme de comprimés. Les effets secondaires courants sont : maux de tête, trouble de la vue et bouffées de chaleur.

Le tamoxifène est une alternative au clomiphène qui peut être proposées aux femmes qui ont des problèmes d’ovulation.

La gonadotrophine ménopausique humaine ou hMG (Repronex, Pergonal)
Cette médication est souvent employée chez les femmes qui n’ovulent pas à cause d’un problème avec leur glande pituitaire. La hMG agit directement sur les ovaires pour stimuler l’ovulation. Elle est administrée en injections.

La metformine (Glucophage)
La metformine est utilisée chez les femmes qui ont une résistance à l’insuline et/ou un SOPK. On a montré que ce médicament corrige les anomalies endocrines que l’on trouve dans le SOPK endéans deux ou trois mois. La metformine est prescrite au patient en tant que médicament qui abaisse le taux d’insuline. Cette substance permet de réduire le taux d’hormones masculines chez les femmes atteintes du SOPK. La metformine aide l’organisme à ovuler. Parfois du citrate de clomiphène ou de la FSH sont associés à la metformine.
La metformine peut diminuer la perte des cheveux, la pilosité faciale et corporelle, normaliser une tension artérielle élevée, régulariser les règles, le poids et la fertilité. La metformine peut être utilisée si vous ne répondez pas au clomiphène. Elle est particulièrement bénéfique chez les femmes qui ont un syndrome ovarien polykystique (SOPK) et un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25.

La bromocriptine (Parlodel)
La bromocriptine est utilisée chez les femmes qui ont de l’hyperprolactinémie laquelle peut créer des problèmes d’ovulation. Le Parlodel Est un médicament utilisé pour réduire le taux de prolactine Il pourra aussi réduire la taille d’une tumeur de la glande pituitaire, s’il y en avait une. Médicament pris avec les repas, le Parlodel a peu d’effets secondaires.

Traitement de l’infertilité : Perçage ovarien

Le perçage ovarien, pratiqué au cours d’une laparoscopie, est une opération dans laquelle une fibre optique à laser ou une aiguille électro-chirurgicale perce l’ovaire de 4 à 10 fois. Ce traitement réduit spectaculairement le taux d’hormones masculines en quelques jours et est souvent pratiqué sur des femmes qui ont le syndrome ovarien polykystique (SOPK). Les études ont montré que près de 80% des patientes tirent bénéfice d’un tel traitement. Beaucoup de femmes qui ne parviennent pas à ovuler après une thérapie à base de clomiphène ou de metformine répondront à ces médications dès qu’elles sont prises à nouveau après perçage ovarien. Les effets secondaires sont rares mais il peut en résulter des adhérences en cas de complications au cours de l’opération.

Traitement de l’infertilité : IUI

IUI

Dans la plupart des cas, une insémination intra-utérine artificielle (IUI) est recommandée si : 1) l’infertilité ne peut pas être expliquée (cas « d’infertilité inexpliquée »); 2) l’homme a une faible concentration ou une mobilité réduite des spermatozoïdes; 3) l’homme est impuissant (dysfonctionnement érectile, c’est-à-dire une incapacité à maintenir l’érection) ou est affligé d’une éjaculation précoce; 4) la femme a une légère endométriose; 5) la femme a un problème de mucus cervical.

Au cours d’une IUI, les spermatozoïdes sont passés par un tube qui entre par le col jusque dans l’utérus. Cette opération est effectuée à un moment qui coïncide avec l’ovulation afin de maximiser les chances de fécondation. La femme peut aussi se voir administrer une faible dose d’hormones stimulant les ovaires encore une fois pour augmenter la probabilité d’une conception.
Les effets secondaires pourraient inclure des crampes temporaires pendant ou après l’IUI et qui sont semblables aux crampes menstruelles.
L’IUI peut être réalisé aussi bien avec les spermatozoïdes du partenaire que de ceux d’un donneur.

Traitement de l’infertilité : Opérations chirurgicales

Hystéroscopie
L’hystéroscopie est une opération qui ne nécessite pas une hospitalisation et dans laquelle une étroite fibre télescopique est introduite dans votre utérus à travers le col pour rechercher et parfois en même temps extraire des adhérences ou des polypes à l’intérieur de l’utérus. Des échantillons de l’endomètre peuvent aussi être prélevés pour examen en laboratoire.
En général, une opération chirurgicale est recommandée si 1) les trompes de Fallope de la femme sont bouchées ; 2) les canaux spermatiques de l’homme sont bouchés et cela interfère avec la production et le déplacement des spermatozoïdes.

Chirurgie des trompes de Fallope
Si vos trompes de Fallope sont bouchées ou scarifiées à la suite d’une maladie inflammatoire pelvienne non traitée ou mal traitée, vous pouvez avoir besoin d’une réparation chirurgicale des trompes. L’opération peut éliminer les tissus cicatriciels dans les trompes de façon à faciliter le transit des ovules à travers elles. Les complications éventuelles de cette chirurgie tubaire incluent une grossesse extra-utérine.

Chirurgie laparoscopique
Très souvent une opération chirurgicale laparoscopique est recommandée aux femmes qui ont une endométriose. Elle peut aussi être employée pour enlever des fibromes sous-muqueux.
Chez les femmes qui ont un SOPK, le perçage ovarien laparoscopique peut être employé si les médicaments stimulant l’ovulation n’ont pas réussi. Cela consiste à détruire une partie de l’ovaire par la chaleur ou par laser.

Correction d’un bocage de l’épididyme
L’épididyme est une structure en forme de ressort dans les testicules qui permettent le stockage et le transport des spermatozoïdes. Parfois l’épididyme se bouche empêchant les spermatozoïdes d’être normalement éjaculés. Si c’est une cause d’infertilité, la chirurgie peut corriger ce blocage.

Traitement de l’infertilité : PMA

La médecine moderne a développé quelques types de procréation médicalement assistée (PMA) dont notamment :
La fécondation in vitro – FIV ; Le transfert de gamète intrafallopien – GIFT ; Le transfert de zygote intrafallopien – ZIFT ; Le transfert intratubaire d’embryon – TET ; L’injection intracytoplasmique de spermatozoïde – ICSI

Fécondation in vitro

Fécondation in vitro (FIV) signifie fécondation en dehors du corps. La FIV est la PMA la plus efficace. Elle est souvent utilisée quand les trompes de Fallope de la femme sont bouchées ou quand l’homme a trop peu de spermatozoïdes. Le médecin traite la femme à l’aide d’une substance qui fait produire plusieurs ovules par les ovaires. Un fois mûrs, les ovules sont extraits de la femme. On obtient du père un échantillon de sperme. Les ovules et le sperme sont mis en présence en laboratoire dans une boîte de Pétri pour qu’ils se fécondent. Les ovules fécondés (zygotes) commencent leur division cellulaire. Après 2 à 3 jours, les zygotes sont prêts à être implantés dans l’utérus. Certaines cliniques attendent jusqu’à5 ou 6 jours pour permettre davantage de divisions cellulaires avant implantation. Pour augmenter les chances que l’embryon devienne un bébé, environ 3 ovules fécondés sont introduits dans l’utérus, ce qui conduit souvent à des naissances multiples.

Le transfert de gamète intrafallopien (GIFT) consiste à transférer les ovules et le sperme dans une trompe de Fallope de la femme de sorte que la fécondation se produit à l’intérieur du corps de la femme. Un échantillon de sperme est recueilli chez le père. Des ovules sont récoltés chez la mère. Ensuite, à la fois le sperme et les ovules sont injectés dans un tube de Fallope de la mère en souhaitant que la fécondation se produise naturellement.

Le transfert de zygote intrafallopien (ZIFT) est semblable à la FIV. La fécondation se passe par mise en présence du sperme et des ovules en laboratoire. Ensuite les ovules fécondés (embryons très jeunes) sont injectés ou transférés dans la trompe de Fallope au lieu de l’utérus.

Transfert d’embryon intratubaire (TET). Le groupe principal de patientes sélectionnées pour l’opération TET sont les femmes qui voudraient recevoir un transfert de gamète (GIFT) mais chez qui il y a un doute sur les chances de fécondation et aussi les femmes qui ont rencontré antérieurement des difficultés lors de transferts d’embryons par le col de l’utérus. La procédure du TET consiste en un transfert d’embryons plus développés que ceux dans le ZIFT, c’est-à-dire des embryons clivés (qui comportent déjà 2 à 4 cellules). Le but est d’obtenir une fécondation in vitro (au laboratoire) et ensuite de replacer les embryons clivés dans une trompe de Fallope qui est le site normal de fécondation. Cela ne convient que pour les femmes qui ont au moins une trompe de Fallope en bon état. Le TET se fait en un jour sous anesthésie générale en utilisant la laparoscopie. Vous pourrez ressentir un certaine gêne abdominale et de la douleur pendant quelques jours après l’opération mais les antidouleurs pourront vous soulager.

Injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI). Cette opération est souvent utilisée chez les couples où il y a un sérieux problème avec le sperme. Elle est aussi parfois utilisée chez des couples âgés ou dont les tentatives de FIV ont échoué. Dans l’ICSI, un seul spermatozoïde est injecté dans un ovule mûr. Ensuite l’embryon est transféré dans l’utérus ou une trompe de Fallope.
Au cours des opérations de PMA, parfois des ovules de donneuses peuvent être utilisés aussi bien que du sperme d’un donneur et même un embryon congelé antérieurement. Les ovules de donneuses sont parfois utilisés chez les femmes qui ont des problèmes ovariens et ne peuvent pas produire d’ovules. Une maladie génétique peut être une autre indication pour le recours à des ovules de donneuse et/ou du sperme de donneur. C’est surtout dans le cas où la femme a une tare génétique susceptible d’être transmise à l’enfant. Une femme ou un couple infertile peut aussi utiliser des embryons de donneurs. Il y a des embryons créés par des couples en traitement pour infertilité ou des embryons produits à partir de donneurs de sperme et d’ovules. L’embryon “donné” est alors transféré dans l’utérus. L’enfant ne sera génétiquement lié à aucun des deux parents.

Traitement de l’infertilité : Don d’ovule et/ou don de sperme et/ou substitution

Don d’ovule

Si vous ou votre partenaire avez un problème de fertilité, vous pourriez recevoir des ovules ou des spermatozoïdes d’un ou d’une donneuse pour vous aider à concevoir. Le traitement qui utilise une donneuse d’ovules est généralement pratiqué par la méthode de la FIV.

La donation d’ovules, d’embryons ou de spermatozoïdes peut être envisagée pour les femmes qui ont une insuffisance ovarienne, les hommes qui ne produise pas de spermatozoïdes, les couples dont les ovules ne parviennent pas à être fécondés ou ceux qui ont une maladie génétique. Les femmes âgées peuvent aussi vouloir utiliser les ovules d’une femme plus jeune pour surmonter les problèmes dus au vieillissement.

La substitution ou mère porteuse est un arrangement dans lequel une femme porte et accouche un bébé pour un autre couple ou une autre personne. Cette femme peut être la mère génétique de l’enfant (substitution traditionnelle) ou bien elle peut mener à bien une grossesse jusqu’à l’accouchement à partir d’un embryon avec lequel elle n’a aucun lien génétique qui lui a été transféré dans l’utérus (substitution gestationnelle). Si la femme porteuse a reçu une compensation pour porter et accoucher l’enfant (à part les dépenses médicales et autres frais raisonnables), l’arrangement sera une substitution commerciale, sinon on parlera souvent de substitution altruiste (Wikipedia).

Traitement de l’infertilité : Diagnostic génétique préimplantatoire

Le diagnostic génétique préimplantatoire est une technique de dépistage sur l’embryon qui peut être utilisée pour identifier les embryons porteurs d’anomalies chromosomiques. Une seule cellule peut être prélevée à un stade précoce sur l’embryon et examinée à la recherche de désordres génétiques à l’aide de techniques moléculaires. Seuls les embryons sains sont transférés dans le corps de la femme. Les désordres génétiques qui peuvent être couramment détectés de cette façon sont la mucoviscidose, la dystrophie musculaire de Duchenne, la thalassémie, l’hémophilie A, la dystrophie musculaire, l’hydrocéphalie, la maladie de Huntington, les anomalies du nombre de chromosomes (aneuploïdie) et les troubles liés au sexe. La recherche est en cours en vue développer des tests valables pour d’autres désordres génétiques.


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