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Gloutonnerie

La gloutonnerie est un trouble de l’alimentation dans lequel une personne se sent poussée à manger exagérément de façon régulière. La gloutonnerie peut être grave et avoir un impact sur la santé physique et mentale. La gloutonnerie affecte aussi bien les hommes que les femmes mais elle apparaît deux fois plus souvent chez ces dernières. La gloutonnerie est un problème de santé mentale mais elle est aussi déclenchée par l’effet que la répétition de l’excès alimentaire a sur l’organisme.

La gloutonnerie est caractérisée par la consommation de grandes quantités de nourriture, parfois accompagnée par un « fringale » irrépressible. Les personnes souffrant de gloutonnerie consomment de grandes quantités de nourriture en un court laps de temps et parfois même sans avoir faim. La gloutonnerie peut amener une personne à continuer à s’empiffrer alors même qu’elle se sent l’estomac trop rempli et inconfortable.
Non traitée, la gloutonnerie peut entraîner de grave problèmes médicaux notamment l’hypercholestérolémie, le diabète, les maladies cardiaques et la dépression nerveuse. La gloutonnerie non traitée peut participer à un cycle destructeur qui peut continuer pendant des années et provoquer d’importants problèmes de santé.

Si vous voulez aider quelqu’un qui souffre de trouble de l’alimentation, vous devez connaître quelques signes courants de ce trouble :

  • Manger plus rapidement qu’il n’est normal ;
  • Manger de grandes quantités de nourriture sans sensation physique de faim ;
  • Manger seul et éviter la compagnie lorsque l’on mange (à cause de la honte ou de l’embarras) ;
  • Manger jusqu’à en avoir mal ;
  • Dépression, anxiété, honte, embarras, dégoût et/ou culpabilité après avoir mangé ;
  • Antécédents de problèmes de poids, fortes fluctuations de la corpulence et problèmes émotionnels liés à son poids.

La gloutonnerie peut causer une prise de poids jusqu’à l’obésité. La gloutonnerie est souvent associée à l’obésité c’est-à-dire un indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus. Il est bien connu que l’obésité peut aussi réduire l’espérance de vie.

Gloutonnerie : Causes

Il n’y a pas de cause unique à la gloutonnerie. Comme la plupart des désordres de l’alimentation, la gloutonnerie est considérée comme une façon de supporter des sentiments de mal-être et de dépression. La gloutonnerie semble être le résultat d’une combinaison de facteurs psychologiques, biologiques et environnementaux.

Dépression

On estime qu’environ 50% des personnes atteintes de gloutonnerie ont eu un épisode de dépression à un certain moment de leur vie. Cependant, on ne sait pas si c’est la dépression qui cause la gloutonnerie ou la gloutonnerie qui cause la dépression.

Stress

Le stress est un déclencheur courant des désordres de l’alimentation. Des événements stressants comme une perte d’emploi, une crise dans la vie personnelle, des conflits familiaux, des problèmes avec ses amis, son partenaire ou ses collègues, des problèmes à l’école ou à l’université, la mort d’un proche, etc. peuvent mener à la gloutonnerie.

Antécédents familiaux

Parfois la gloutonnerie est répandue dans une famille : la susceptibilité à la gloutonnerie et/ou à d’autres désordres de l’alimentation peut être héréditaire. Les personnes qui s’adonnent à la gloutonnerie proviennent souvent de familles où l’on mange avec excès ou bien où l’on attribue une importance anormale à la nourriture (par exemple, offrir à un ou des membres de la famille un surplus de nourriture pour le consoler ou le récompenser).

Gloutonnerie

On a remarqué que les situations suivantes peuvent plus souvent déclencher un comportement glouton :

  • colère,
  • ennui,
  • inquiétude ou anxiété,
  • tristesse,
  • faible estime de soi.

Les personnes qui ont des désordres de l’alimentation ont généralement des difficultés dans leur vie personnelle. Les gloutons sont souvent honteux de la quantité de nourriture qu’ils consomment et ils ressentent aussi que l’incapacité à contrôler leur alimentation reflète leur incapacité à conduire leur propre vie personnelle.

Les personnes qui certains types spécifiques de comportements peuvent être considérées comme un groupe à risque vis-à-vis de la gloutonnerie :

  • comportement impulsif : qui agit rapidement sans réfléchir aux conséquences ;
  • abus d’alcool : qui consomment plus d’alcool quotidiennement que la dose recommandée ;
  • tentatives répétées de perdre du poids : qui veulent être minces pour répondre à la pression sociale ;
  • qui évitent de discuter ouvertement de leurs émotions et sentiments ;
  • qui ne se sentent pas responsables de leurs actes.

Symptômes

  • Consommation incontrôlée de nourriture même en étant rassasié ;
  • Penser et parler de façon obsessionnelle de son poids, de sa taille, de sa silhouette de son apparence ou de la nourriture ;
  • Dépression, anxiété ou sautes d’humeur extrêmes ;
  • Fluctuation de son poids ;
  • Manger seul ou en secret à cause de la gêne ou de la culpabilité ;
  • Manger très vite comme un abruti ;
  • Autocritique, faible estime de soi ou sentiment de n’avoir aucune valeur ;
  • Envies pressantes de manger encore et encore ;
  • Insatisfaction vis-à-vis de son corps, distorsion de son image corporelle ;
  • Rituels autour du contrôle de son apparence, de l’exercice physique ou de l’alimentation ;
  • Perte d’intérêt pour toute occupation, pour les relations et les gens ;
  • Grosses dépenses en nourriture, restaurants ou magasins d’alimentation ;
  • Faire des provisions de nourriture ;
  • Cacher la nourriture ou ses emballages.

Prévention

Bien qu’il ne puisse pas être possible de prévenir tous les cas de gloutonnerie, il est utile de commencer à traiter ces personnes dès l’apparition des premiers symptômes. En plus, enseigner et encourager les bonnes habitudes alimentaires et les attitudes réalistes par rapport à la nourriture et à l’image corporelle peut aussi contribuer à prévenir le développement ou l’aggravation des désordres de l’alimentation.

Traitement

Différents professionnels et institutions de santé recommandent différents types de traitement. Il est possible de se guérir complètement de la gloutonnerie à l’aide de certains types de thérapies psychologiques telles que :

  • La thérapie cognitivo-comportementale : un type de thérapie cognitivo-comportementale spécialement adapté qui consiste à parler avec un thérapeute et s’entraîner à de nouvelles façons de concevoir les rapports entre situations, sentiments et nourriture.
  • Psychothérapie : séances régulières avec un thérapeute qui vous aide à comprendre ce qui vous rend anxieuse et vous permet d’accepter vos forces et vos faiblesses ;
  • Forme adaptée de thérapie comportementale dialectique : vous discutez de tous les aspects de votre désordre alimentaire avec un thérapeute. Cette thérapie comportementale dialectique a été utilisée avec succès pour traiter d’autres types de troubles mentaux tels que les personnalités « borderline » ;
  • Conseils diététiques et nutritionnels.

Aux USA, le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) recommande les traitements suivants pour les désordres de l’alimentation :

  • Un programme d’auto-assistance sous la supervision de professionnels de santé ;
  • Une thérapie psychologique ;
  • Un inhibiteur de recapture de la sérotonine antidépresseur (dans certains cas).

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