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Grossesse molaire

La grossesse molaire survient quand les tissus qui doivent normalement devenir un fœtus croissent à l’intérieur de l’utérus pour y former une masse appelée “mole”. Même si ce n’est pas un embryon, une mole déclenche les symptômes de grossesse. La grossesse molaire est une sorte de maladie trophoblastique gestationnelle. Il peut y avoir une mole complète ou partielle.

La fréquence des grossesses molaires est de l’ordre de 1/1000 à 1/2000 ce qui signifie qu’une femme sur 1000 ou 2000 qui a les symptômes de grossesse précoce a en fait une grossesse molaire. Les scientifiques ont constaté que sa fréquence est plus élevée en Asie du Sud-est et au Mexique.

La grossesse molaire doit être traitée en urgence. Le tissus molaire peut causer de graves problèmes et doit être extrait d’urgence.
Une grossesse molaire peut provoquer un fort saignement utérin. Certaines grossesses molaires conduisent à une maladie trophoblastique gestationnelle. Parfois cette maladie se développe même après l’élimination de la mole.

Les CAUSES de la grossesse molaire

On pense que la grossesse molaire est due à un défaut de l’information génétique dans le sperme ou dans l’ovule. Il y a deux types de grossesse molaire : partielle ou complète.

Grossesse molaire complète : lorsqu’un ovule dépourvu d’information génétique est fécondé par un spermatozoïde ou lorsque le noyau de l’ovule se perd ou est inactivé. Le spermatozoïde croît de lui-même, se multiplie parce que l’ovule n’avait pas d’information génétique mais il ne peut devenir qu’une masse informe. Il ne peut pas devenir un fœtus. D’habitude, il n’ya ni fœtus, ni placenta, ni fluide ni membrane amniotiques. En grossissant, cette masse ressemble plus ou moins à une grappe de raisins. Cette grappe est appelée mole et peut remplir tout l’utérus. Ces petites boules peines de liquide croissent rapidement ce qui fait que l’utérus peut apparaître plus gros que la normale pour cette durée de gestation. Comme il n’y a pas de placenta pour recueillir le sang, les femmes qui sont dans ce cas auront des saignements dans l’utérus et par le vagin.

Sur 1000 cas de grossesse molaire complète, environ 150 à 200 développeront la maladie trophoblastique même après l’élimination de la mole. Dans un petit nombre de cas, cette maladie tourne en cancer. Heureusement, quasi toutes femmes qui attrapent ce cancer guérissent sous l’effet du traitement. Dans de rares cas, ce tissu anormal peut se propager à d’autres parties du corps.

Grossesse molaire partielle : lorsque l’ovule est fécondé par deux spermatozoïdes. Il peut y avoir un placenta partiel, des membranes et même un fœtus présent dans une mole partielle. Cependant, il y a généralement des problèmes génétiques chez le bébé. Quoique peu fréquemment, une mole partielle peut exister dans une grossesse de jumeaux, mais l’autre jumeau survit rarement. Le cas de jumeaux est typique pour une grossesse molaire. Mais dans une grossesse molaire partielle, les choses tournent mal. Le placenta se développe dans une mole. Tout tissu fœtal qui se développerait aurait de grandes chances d’avoir des malformations graves.
Sur 1000 cas de grossesse molaire partielle, environ 50 développeront la maladie trophoblastique.
Parfois, une grossesse qui a l’air d’être des jumeaux s’avère consister en un fœtus et une mole. Mais c’est très rare.

FACTEURS de RISQUE de grossesse molaire

Il y a plusieurs facteurs qui augmentent le risque de grossesse molaire :

  • Âge : le risque de grossesse molaire complète augmente constamment après 35 ou 40 ans.
  • Jeunes adolescents : rapports sexuels et grossesse précoces chez les adolescents comporte un risque élevé de grossesse molaire.
    Un antécédent de grossesse molaire dans l’anamnèse, spécialement si c’est arrivé plus d’une fois.
  • Une fausse couche antérieure.
  • Manque de carotène dans l’alimentation : les femmes qui ne reçoivent pas assez de carotène/vitamine A ont un taux de grossesse molaire complète plus élevé.
  • Stimulation par le Clomiphène: les femmes infertiles ont plus de risques de grossesse molaire après stimulation de l’ovulation à l’aide de Clomiphène.

Les SYMPTÔMES de la grossesse molaire

GROSSESSE MOLAIRE

Les symptômes de la grossesse molaire sont les mêmes que ceux d’un début de grossesse normale, notamment :

  • Règles manquantes ;
  • Malaises matinaux;
  • Fortes nausées et vomissements;
  • Saignement vaginal;
  • Pertes vaginales en forme de raisins (typique de la grossesse molaire);
  • Niveau accru de gonadotrophine chorionique humaine (hCG) ;
  • Utérus qui grossit rapidement, plus gros que la normale ;
  • Hyperthyroïdisme avec notamment : sensation de nervosité ou de fatigue, battements de cœurs rapides ou irréguliers et transpiration excessive ;
  • Absence de mouvements et de battements de cœur du fœtus ;
  • Sensation d’inconfort du pelvis ;
  • Hypertension induite par la grossesse avant les 24 semaines ;
  • Embolisation pulmonaire.

Traitement de la grossesse molaire

Le point important est que la grossesse molaire doit être traitée d’URGENCE car, non traitée, elle peut se transformer en maladie trophoblastique laquelle peut dégénérer en cancer et peut même se propager à d’autres parties du corps.
Des tests sanguins réguliers sont importants pour la détection des signes de maladie trophoblastique. Les séries de niveaux de hCG peuvent révéler une augmentation rapide de hCG qui pourrait exiger un examen plus poussé. Ces tests sanguins doivent être faits pendant les 6 à 12 mois qui suivent.

Des examens échographiques sont utiles pour la détection et le suivi d’une grossesse molaire. A l’échographie, on voit sur l’écran une sorte de “tempête de neige”. Lorsque la grossesse molaire ne s’est pas terminée d’elle-même, un curetage est généralement pratiqué pour évacuer la mole de l’utérus. Si la femme ne désire plus avoir d’enfants, on lui proposera une hystérectomie. Déclencher artificiellement le travail n’est pas recommandé à cause du risque accru d’hémorragie.
Le Méthotrexate peut aussi être utilisé pour aider l’utérus à se débarrasser de la mole. Il s’agit d’une injection qui fait dépérir les tissus molaires et les évacue par le vagin.

La suite du traitement consiste en tests du niveau de hCG plusieurs fois par semaine, puis chaque semaine pendant trois semaines, jusqu’à ce qu’il soit redevenu normal pendant trois semaines. Ensuite, les tests auront lieux tous les mois pendant six mois, puis tous les deux mois pendant un an. Des examens gynécologiques doivent être effectués aussi. Une augmentation du taux de hCG avec un grossissement de l’utérus pourrait indiquer un choriocarcinome.

Si vous avez effectivement une maladie trophoblastique, il y a un petit risque qu’elle tourne en cancer. Mais votre médecin s’en rendra compte assez tôt et vous pourrez être traitée par chimiothérapie. Dans les rares cas où le cancer aurait eu le temps de se répandre dans d’autres parties du corps, une chimiothérapie plus lourde sera nécessaire parfois en combinaison avec une radiothérapie.

Quand il n’y a pas eu de métastases (propagation à d’autres parties du corps), les chances de guérison sont de 100%. Ces cas sont considérés comme un groupe à faible risque.

Quand il y a des métastases (propagation à d’autres parties du corps, souvent le foie et le cerveau), on considère que les risques sont élevés.

Seules 15% à 30% des femmes qui ont une grossesse molaire nécessiteront un traitement ultérieur. Le signe principal que cela sera nécessaire c’est un saignement continu après un curetage. D’autres signes sont notamment : douleurs abdominales et grossissement des ovaires et les signes de métastases sont notamment des symptômes pulmonaires (toux, etc.).
Une autre grossesse devrait être évitée pendant un an. Pour cela, n’importe quelle méthode de contraception peut être utilisée à l’exception du stérilet.

Si vous êtes Rhésus-négative, on vous fera aussi une injection de RhoGAM.

Grossesses futures après une grossesse molaire

Si vous avez auparavant eu une grossesse molaire sans complications, votre risque d’en avoir une autre est de l’ordre de 1% à 2%. On recommande aux couples qui ont été dans ce cas de se faire examiner d’un point de vue génétique avant de concevoir à nouveau.


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