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Polypes utérins

Les polypes utérins (polypes de l’endomètre, polypes intra-utérins) sont des excroissances bénignes de l’endomètre (paroi interne de l’utérus) : excroissances en forme de doigts qui se fixent à la paroi de l’utérus. Ils ont l’air rouge clair et s’aplatissent souvent pour s’adapter à la cavité de l’utérus. Les polypes utérins peuvent avoir une tige courte et ils varient en taille (de quelques millimètres à plusieurs centimètres). Les femmes peuvent avoir des polypes simples ou multiples.

Polypes utérins : causes et groupes à risque

La cause précise des polypes utérins n’est pas connue, mais la plupart des experts mentionnent une corrélation avec l’augmentation des niveaux d’œstrogènes (principales hormones femelles). Les scientifiques ont suggéré deux théories sur l’apparition de polypes dans l’utérus. Selon la première hypothèse, la réponse anormale aux œstrogènes peut stimuler la croissance du tissu de l’endomètre. Selon la deuxième théorie, l’inflammation chronique pourrait déclencher l’irritation et la prolifération de l’endomètre.

Les groupes à risque de polypes utérins comprennent les femmes qui sont :

  • obèses,
  • sous thérapie de remplacement hormonal (principalement durant la ménopause),
  • hypertendues,
  • sous tamoxifène (traitement du cancer du sein).

Polypes utérins : symptômes

Parfois, les polypes peuvent être asymptomatiques (sans symptômes), mais la plupart des polypes déclenchent différents types de saignements. Il a été noté que les polypes utérins sont responsables d’environ 25% de tous les saignements génitaux. Les symptômes les plus communs sont les suivants :

  • règles abondantes,
  • saignements menstruels irréguliers,
  • saignements entre les règles,
  • saignements post-ménopause,
  • saignements bruns entre les règles,
  • infertilité (un polype utérin qui se développe près des trompes peut obstruer leur ouverture et mener à l’infertilité).

Polypes utérins

Polypes utérins : diagnostic

Les tests de diagnostic peuvent être différents dans différentes cliniques. Les tests les plus populaires comprennent :

  • hystéroscopie,
  • hystérographie,
  • échographie transvaginale et sonohystérographie,
  • biopsie de l’endomètre,
  • dilatation et curetage (D & C).

Polypes utérins : traitement

Le traitement est assez simple : une fois un polype identifié, il doit être retiré chirurgicalement par des experts qualifiés. L’examen histologique des tissus prélevés doit être effectué pour exclure la présence de cellules cancéreuses.

Certains experts indiquent que les polypes de moins de 1 cm (sans symptômes) peuvent même régresser spontanément sans aucun traitement (en particulier chez les femmes ménopausées).

Certains experts recommandent un traitement hormonal (agonistes de la gonadolibérine et progestatifs) pour réguler les déséquilibres hormonaux.

Polypes utérins : pronostic

Dans la plupart des cas, les polypes peuvent être facilement enlevés et / ou traités, mais il y a une forte probabilité de récurrence (jusqu’à 50% des cas). Très rarement les polypes peuvent être cancéreux ou précancéreux (environ 4 à 5% des cas). Le risque de cancer est plus élevé chez les femmes ménopausées et les utilisatrices du tamoxifène.


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