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Champignons anticancéreux

Selon certaines études, des extraits de certains champignons sont capables d’arrêter la croissance des cellules cancéreuses et de renforcer l’immunité anticancéreuse du corps. Certains champignons anticancéreux sont déjà inclus dans les protocoles de traitement du cancer au Japon et en Chine.

Les premières publications sur les champignons anticancéreux ont été produites par le professeur japonais Tetsuro Ikekava de l’Université Purdue et des collègues du Centre national de recherche sur le cancer à Tokyo. En 1969, les scientifiques ont extrait la substance spécifique du champignon Shiitake : cet extrait a été injecté à des souris expérimentales avec un cancer. Des recherches à long terme ont révélé une diminution des activités des cellules cancéreuses dans 72 à 92% des cas. Des doses accrues d’extrait de champignon ont permis de supprimer les tumeurs des souris. L’extrait isolé du champignon Shiitake est un polysaccharide (betaglyukanom) : il a été baptisé « Lentinan » (du nom latin du Shiitake – Lentinus).

Une autre expérience intéressante a été menée par des scientifiques de l’Université de Gunma au Japon : ils ont testé l’effet inhibiteur de divers champignons sur les cellules du cancer de la vessie. Les souris expérimentales ont reçu des extraits de différents champignons : shiitake, maitake et champignons d’huîtres. Après huit semaines, toutes les souris recevant un placebo (rien) avaient développé un cancer de la vessie. Dans le groupe des souris qui ont reçu l’extrait de maitake environ 46-47% des animaux ont eu le cancer de la vessie, dans le groupe avec l’extrait de shiitake environ 52-53% des animaux ont développé le cancer de la vessie et dans le groupe avec l’extrait de champignon d’huître plus d’animaux développé le même cancer (environ 65%). En fait, cette expérience a démontré la capacité anticancéreuse de différents types de champignons.

Certains scientifiques se sont intéressés à la capacité anticancéreuse des champignons dans les cas métastatiques de cancer. Une expérience comprenait trois groupes de souris métastasiques du foie. Le premier groupe d’animaux n’a reçu aucun traitement, le deuxième groupe a reçu 20% d’extrait de champignons maitake et le troisième groupe a reçu 40% d’extrait du même champignon. Les résultats de l’expérience ont été très intéressants :

Champignons anticancéreux

  • Tous les animaux du premier groupe ont eu un cancer du foie métastatique ;
  • Dans le deuxième groupe, les métastases ont été réduites de 81,3%;
  • Dans le troisième groupe, les métastases ont été réduites de 91,2%.

Cette expérience démontre que l’utilisation régulière d’extraits antifongiques pourrait augmenter la possibilité de réduire les métastases dans jusqu’à 90% des cas. Il a également confirmé la suggestion concernant l’inclusion de certains extraits de champignons dans les protocoles de traitement de routine contre le cancer.

Pendant plusieurs années, des scientifiques de quelques établissements médicaux (hôpital de l’Université médicale de Hangzhou, hôpital populaire de la province du Zhejiang, hôpital du cancer de la province du Zhejiang) ont mené un certain nombre d’études cliniques sur l’effet des extraits de champignons anticancéreux sur le corps humain. En 2007, les conclusions finales ont été tirées. Il a été noté que les extraits de certains champignons sont capables d’arrêter le développement de cellules cancéreuses et, en même temps, ils sont capables de renforcer l’immunité anticancéreuse naturelle du corps.

Comment les champignons anticancéreux fonctionnent-ils ? Comment les extraits de champignons endommagent-ils les cellules cancéreuses ? Comment les champignons affectent-ils les processus cancéreux ?

Il a été souligné que les extraits de champignons sont efficaces même dans les cas de système immunitaire faible. Chez les patients cancéreux, les extraits de champignons bloquent la croissance des vaisseaux sanguins tumoraux et déclenchent l’apoptose (suicide des cellules cancéreuses). Dans le même temps, les extraits de champignons renforcent le système immunitaire du corps. Il a également été noté que les extraits de champignons peuvent renforcer l’efficacité de la chimiothérapie anticancéreuse de 30%. Il est recommandé d’inclure les champignons dans le régime quotidien pendant la chimiothérapie et la radiothérapie. Selon les scientifiques, la sensibilité des cellules cancéreuses au rayonnement a augmenté de 4 fois lors de la consommation quotidienne de champignons (grâce à l’activité des bêta-glucanes des champignons). Les bêta-glucanes fongiques stimulent l’immunité antitumorale en activant les lymphocytes T et les macrophages.

Champignons anticancéreux

Les champignons anticancéreux les plus connus sont Shiitake, Maitake, Reishi, Agaricus Blazei, Cordyceps et Veselka. Chaque champignon a son propre mécanisme unique de destruction de la tumeur cancéreuse.

L’Agaricus Blazei a une propriété très spécifique qui prive la tumeur de l’approvisionnement en sang : ces champignons produisent du pyroglutamate de sodium qui bloque la croissance des vaisseaux sanguins. Il est bien connu qu’une tumeur ne peut pas croître de plus de 1 mm en l’absence d’alimentation par des vaisseaux. C’est pourquoi les tumeurs produisent le «facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF)» : c’est une protéine qui stimule la vasculogenèse (développement de nouveaux vaisseaux pour l’alimentation des tumeurs). Ainsi, la tumeur cancéreuse devient un parasite alimenté par le corps humain. En fait Agaricus Blazei bloque la libération du «facteur de croissance vasculaire» et prive les tumeurs d’alimentation : la tumeur ne reçoit pas de nouveaux vaisseaux et se résorbe progressivement.

Les champignons Maitake fonctionnent de la même manière : ces champignons produisent le «facteur de nécrose tumorale alpha (TNF)» qui bloque la vasculogenèse tumorale. En même temps, les champignons Maitake déclenchent l’apoptose (suicide) des cellules cancéreuses. Ces champignons ont un effet cytotoxique sur les cellules tumorales.

Les champignons Shiitake contiennent des « particules de type virus » qui déclenchent la synthèse d’interférons antinéoplasiques qui bloquent le développement des métastases.


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