Pages Navigation Menu

Don d’ovules

Beaucoup de couples qui désirent avoir des enfants ont des difficultés à concevoir ou une impossibilité. Actuellement, grâce à des techniques modernes spéciales, certains couples parviennent à concevoir à partir de leurs propres ovules et spermatozoïdes. D’autres sont obligés de recourir à des ovules ou spermatozoïdes de donneurs. Grâce à la médecine moderne, le don d’ovules permet à certaines femmes qui ne produisent pas assez de bons ovules de tomber enceintes en utilisant des ovules de donneuses.
C’est une décision très sérieuse de recourir à des ovules de donneuse et il importe de tout savoir sur le don et les donneuses d’ovules.

DON D’OVULES : Qui peut devenir une donneuse ?

Toutes les femmes ne peuvent pas donner d’ovules. Certaines règles s’imposent pour des raisons légales. Toute donneuse d’ovules potentielle doit répondre aux critères de base suivants :

DON D’OVULES

  • Avoir de 21 à 30 ans ;
  • Être en bonne santé et saine d’esprit ;
  • Être bien éduquée ;
  • Avoir une taille et un poids proportionnés ;
  • Être mûre et prête à aider un couple à avoir un enfant.

L’âge garantit que la femme peut légalement signer un contrat. La limite supérieure répond au fait que les femmes plus âgées réagissent moins bien aux médicaments stimulant la fertilité. Il y a aussi le risque que les ovules d’une femme plus âgée soient anormaux, ce qui réduirait les chances de grossesse et augmenterait les risques de malformation du nouveau-né.

Certains programmes préfèrent utiliser des donneuses qui ont eu elles-mêmes des enfants ou qui ont contribué par leurs dons d’ovules à des naissances réussies. On croit qu’elles ont plus de chances d’être fertiles et qu’il est plus facile de prévoir leurs sentiments sur le fait de voir un enfant de « leur propre sang » naître d’une autre.

DON D’OVULES : Sélection de la donneuse

La première partie du processus de sélection est un entretien au cours duquel un certain nombre de questions « standards » sont posées. La future donneuse d’ovules devra approuver les déclarations suivantes :

DÉCLARATIONS DE LA DONNEUSE D’OVULES :

Déclaration n° 1 – J’ai au moins 21 ans.

Déclaration n° 2 – Je souhaite donner mes ovules.

Déclaration n° 3 – Je suis consciente des risques médicaux et psychologiques associés au don d’ovules.

Déclaration n° 4 – Je comprends que je devrai respecter tous les accords mentionnés dans mon contrat de don d’ovules.

La deuxième partie est un examen médical général. La donneuse potentielle d’ovules devra subir un examen médical y compris gynécologique. On lui fera une prise de sang pour déterminer ses taux d’hormones. Des échographies vérifieront ses organes reproducteurs et quelques autres organes pelviens. Tous les tests doivent confirmer la bonne santé de la donneuse d’ovules potentielle.

La troisième partie concerne les antécédents médicaux et psychologiques de la donneuse d’ovules et de ses parents biologiques proches. Il y aura notamment des questions sur la consommation de cigarettes, d’alcool, de médicaments et de drogues illégales. Certaines cliniques exigeront des tests objectifs.

La quatrième partie assurera le dépistage de maladies infectieuses. Lorsque du sang ou autres tissus sont transférés d’une personne à une autre, des virus et bactéries peuvent être transmis. Pour minimiser le risque que le don d’ovules cause une maladie chez la receveuse, les donneuses sont soumises aux tests de dépistage de diverses infections y compris les maladies sexuellement transmissibles (MST).

La cinquième partie consiste en un dépistage des maladies héréditaires. Tous les risques possibles de maladies héréditaires doivent être exclus. Cet examen comportera notamment des questions sur les antécédents médicaux de la donneuse d’ovules et de ses parents biologiques, frères, sœurs et grands-parents. Des tests génétiques sont généralement effectués à partir d’une simple prise de sang.

La sixième partie est un ensemble de questions destinées à détecter des problèmes psychologiques éventuels. Certains aspects éthiques, émotionnels et sociaux devront être discutés. La donneuse d’ovules doit être psychologiquement prête à donner un ovule sain sans problèmes psychologiques futurs. Quel que soit leur motivation, la plupart des donneuses ne trouvent pas la chose facile. Si nécessaire, une consultation et un soutien psychologique doivent être offerts.

L’American Society for Reproductive Medicine suggère qu’une femme ne devrait pas donner d’ovules si :

  • Elle a un trouble psychologique sérieux ;
  • Elle abuse de drogues ou d’alcool ou plusieurs parents qui le font ;
  • Elle prend actuellement des médicaments psycho-actifs ;
  • Elle a eu un stress important dans sa vie ;
  • Elle vit une relation instable ;
  • Elle a été physiquement ou sexuellement maltraitée et n’a pas reçu de traitement par des professionnels ;
  • Elle n’est pas mentalement capable de comprendre ou de participer au processus.

DON D’OVULES : Sélection de la receveuse

Le don d’ovules devrait être utilisé pour les femmes infertiles qui ne produisent pas assez d’ovules normaux mais qui par ailleurs sont capable d’être enceintes. Certaines de c’es femmes ont des problèmes avec leurs ovaires (hormonaux ou fonctionnels), ont une défaillance ovarienne précoce ou sont ménopausée très jeunes. Certaines femme infertiles pourraient être candidates à un don d’ovules parce qu’elles sont à un âge où elles ne produisent plus d’ovules si facilement même avec des médicaments stimulants.

Moins couramment, des femmes décident de recourir à une donneuse d’ovules car elles sont conscientes d’un risque de transmission d’une maladie héréditaire à leur enfant biologique. Par exemple, la femme elle-même peut être en parfaite santé mais elle et son partenaire sont porteurs du gène d’une même maladie. Cela présente un risque pour l’enfant s’il hérite du gène altéré des deux parents. Le recours à une donneuse d’ovules qui n’est pas porteuse de ce gène élimine le risque.

Dans la plupart des cas, le don d’ovules est utilisé par des femmes dans la fin de la trentaine ou dans la quarantaine qui veulent être enceintes. Très peu de femmes de moins de 36 ans utilisent le don d’ovules. Les programmes ont des limites d’âge variables pour les receveuses. Certains permettront à des femmes de plus de 50 ans d’être receveuses.

DON D’OVULES : Comment assortir la donneuse et la receveuse

La plupart des cliniques et des programmes utilisent des donneuses « anonymes » et ce sont les médecins qui ont la responsabilité d’assortir à la receveuse une donneuse qui lui ressemble le plus notamment par l’ethnicité, la taille, la corpulence, le type de peau, la couleur des yeux, la couleur et la texture des cheveux. Une fois qu’un assortiment possible a été trouvé, la receveuse reçoit l’information relative à la donneuse et décide de l’accepter ou d’attendre d’en trouver une autre.

DON D’OVULES : Processus

Il y a plusieurs étapes qui ont été mises au point par des professionnels expérimentés :

ETAPE N° 1
Si nécessaire, le rythme de votre cycle menstruel pourra être modifié à l’aide de médicaments. Le médecin ou une infirmière vous fera une injection ou vous apprendra comment la faire chaque jour chez vous.
Effets secondaires temporaires possibles : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, fatigue, trouble du sommeil, courbatures, sautes d’humeur, sensibilité des seins, migraine et/ou problème de vue.

ETAPE N° 2
Stimulation de la production d’ovules : le but est d’obtenir plusieurs ovules matures. La donneuse se verra prescrire une médication pour stimuler les ovaires à mener à maturation davantage d’ovules que normalement (cela s’appelle « hyperstimulation contrôlée »). Le traitement de stimulation commencera un jour spécifique du cycle menstruel et continuera pendant environ 10 jours.

Effets secondaires temporaires possibles : douleur, rougeur ou léger hématome autour du lieu de l’injection, sautes d’humeur, sensibilité des seins, ovaires gonflés et légère rétention de liquide. Parfois, l »hyperstimulation contrôlée peut provoquer plus de stimulation que prévu (on connaît cela comme le « syndrome d’hyperstimulation ovarienne » ou SHO). Cela causera une rétention de liquide et un gonflement des ovaires. En cas de SHO léger, vous pourrez avoir au niveau de l’abdomen douleur, tension et gonflement. Cela devrait disparaître après vos prochaines règles.

ETAPE N° 3
La surveillance est importante durant le cycle stimulé. Elle pourra comporter des tests sanguins et des échographies fréquents pour suivre le développement des ovules et pour voir comment vous réagissez aux hormones. Quand le moment est venu, vous recevrez une dernière injection pour préparer les ovules à la récupération (dans la plupart des cas, au milieu du cycle).

Effets secondaires temporaires possibles : léger inconfort possible dû aux multiples prises de sang avec le risque qu’un hématome se développe dans la région de la piqûre.

ETAPE N° 4
Aspiration transvaginale : pour retirer tous les ovules matures des ovaires. Cette opération se fait généralement sous le contrôle d’une échographie. La fine aiguille attachée à la sonde sera insérée dans chaque follicule. Par succion, l’ovule et le liquide à l’intérieur de chaque follicule seront extraits. Vous pourriez recevoir un antidouleur, un sédatif ou une anesthésie pendant cette opération de récupération qui dure environ 30 minutes. Quand tous les ovules ont été récupérés, on vous laissera vous rétablir pendant quelques heures avant de rentrer chez vous.

Effets secondaires temporaires possibles : léger saignement ovarien pendant l’aspiration des ovules.

Ce qu’il importe de savoir

La donneuse pourrait tomber enceinte pendant le cycle où elle est sous stimulants si elle a des rapports sexuels non protégés. Une grossesse est possible si certains ovules sont libérés avant l’opération de récupération ou si le médecin n’a pas pu extraire tous les ovules matures. Elle risque d’être enceinte de jumeaux, de triplés ou de quadruplés. Elle doit s’abstenir de rapports sexuels ou utiliser une contraception mécanique efficace.


Liens assortis des Femmes Info / Google


Leave a Comment